Nos vies ont-elles un sens ?
par Michaël Adam


À tous ceux qui "vivent des vies sans chaleur, sans amour, sans sel, sans sucre et d’une insipidité consommée", moi j’écris la pitié que j’éprouve à leur égard !

De toute façon, nos vies, tout comme nos modes de vie, ne riment à rien : le ciel est vide et à part les étoiles qui le remplissent la nuit, il n’y a rien que l’écho de l’absurdité de notre piètre existence. Les hommes ont créé des dieux, mais, comme dit Camus : "ils meurent et ne sont pas heureux".

Le ciel est bien vide et de surcroît, ni ne voit ni n’entend. Nos vies sont ce que nous - ou les autres - en faisons, c’est dur à digérer, n’est-ce pas ?! Pourquoi croyez-vous que les hommes ont si vite fait d’inventer les dieux dès qu’ils ont pris conscience de leur mortalité ? Uniquement parce que l’absurdité de leur existence leur a fait mal : dès que l’on prend conscience de la vanité de son existence, on se croit obligé de croire que notre vie a une "raison" !

Qu’on te la prenne ou qu’on te la laisse vivre, que tu dormes, meurs, glandouilles ou travailles, ta vie est toujours un point infime, un rien, dans le temps et dans l’espace : ni plus ni moins importante que l’existence d’une puce ou celle d’un virus. La différence ? Vous la connaissez, c’est pour ça que vous avez... disons : des frissons !!

Maintenant, vous "aimeriez croire qu’il n’en tient pas qu’à nous de le décider", croyez-le puisque chacun de nous croit à ce qu’il veut !

Donner un sens à sa vie est une affaire très individuelle, car la vie n’a de sens que celui que chacun de nous veut bien lui accorder.

Quant à moi, plus je suis attentif à la vie des autres (surtout à celle des meneurs d’hommes), plus je me rends compte qu’il vaudrait effectivement mieux croire en dieu, ou aux fées : et moi j’ai opté pour les dernières !

publié sur le Portail d'Albert    4 avril 2008