par
Xavier
Zimbardo
in la Revue des Ressources décembre 2008
« Cet
homme marchait pur loin des sentiers obliques,
Vêtu de probité candide et de lin blanc (…) »
V. Hugo, « Booz endormi », La Légende des siècles
Dans le Figaro du 10 décembre :
Le libéral Jean-Michel Fourgous a été sèchement repris quand il a proposé,
après Bernard Accoyer, une « amnistie fiscale » pour rapatrier de
l’étranger des capitaux. Résolument hostile à la suggestion de l’aile la
plus libérale de sa majorité, Sarkozy a rétorqué : « Si j’étais
assez dingue pour proposer à François Fillon une amnistie fiscale, on verrait
ce qu’on verrait. Au nom du symbole, les Français peuvent renverser le pays.
Regardez ce qui se passe en Grèce ». Utilisant la métaphore royaliste,
il a conclu sur ce point : « Les Français adorent quand je suis avec
Carla dans le carrosse mais en même temps ils ont guillotiné le roi. » (Source
)
Sa langue a dû fourcher ou est-ce moi
qui louche ? Notez bien qu’il ne s’agit pas ici de renverser le
Gouverne-et-Ment, non. Ni de culbuter le Premier Minitriste, que non... Ni même
notre Président tout mini, que nenni ! Carrément il a dit : "Renverser
LE PAYS !" Là, je me frotte les yeux trois fois et relis, incrédule.
C’est bien ça qui est écrit... Renverser le gouvernement, ne dit-on pas
normalement, croyais-je, fort candide ? Car "le pays"
c’est quand même NOUS, le peuple, pauvres bougres de la France d’en bas que
nous sommes, l’aurait-il oublié ? Alors va-t-il falloir renverser le
peuple ? Cela ne vous rappelle-t-il pas un certain Bertold Brecht, cette
histoire ? « J’apprends que le gouvernement estime que le peuple
a ’trahi la confiance du régime’ et ’devra travailler dur pour regagner
la confiance des autorités’. Dans ce cas, ne serait-il pas plus simple pour
le gouvernement de dissoudre le peuple et d’en élire un autre ? (1)
»
En fait, ces prétendus « grands
hommes » sont persuadés d’incarner « la France ». Une
« France éternelle » parfaitement artificielle, toute en esprit et
qu’on ne voit jamais, à laquelle il faut des drapeaux et des médailles, des
mitraillettes et des paillettes, des dorures et des déguisements, des
subterfuges et autres fripes philosofriques, la Marseillaise et ses flonflons,
au besoin le feu des canons pour lui donner l’assurance de la vie. En conséquence,
« le pays », ce n’est pas Nous, les travailleurs, les créateurs,
les producteurs, c’est Eux, et en l’occurrence, « le pays »,
la France éternelle qu’on nous conte dans les livres d’histoire (à dormir
debout) c’est Lui, aujourd’hui, Tsar Kozy. Cette même France qu’on
invoque à tout va, qu’on applaudit ou siffle dans les stades, qui perd ou qui
gagne au foot et au tennis, qui irait de nos hypothétiques ancêtres les
Gaulois à un trop réel M.I.N.I. (Ministère de l’Identité Nationale
Introuvable) en passant par l’Algérie française vite hypothéquée et autres
calembredaines, balivernes et carabistouilles. La mystification aimerait s’élever
à la hauteur du mythe. Savante élucubration qui semble avoir la peau dure…
Il arrive que le « mythe » dérape et percute la réalité. La crise
révolutionnaire est précisément ce moment historique où les populations font
subitement irruption sur la scène où se joue leur propre destinée et décident
de la prendre en mains. Quand les Français se mettent à vouloir renverser
« la France », l’équation ne tient à l’évidence plus debout,
on se rend compte de l’absurdité d’une telle abstraction, on savoure son
inconsistance. La France fantasmée redevient ce qu’elle n’aurait jamais dû
cesser d’être : une fiction qui n’a d’autre force que la foi qu’on
veut bien lui accorder. Un proverbe japonais l’exprime avec causticité :
« On peut adorer même une tête de sardine, le tout est de croire » (2).
Lorsque le voile de l’illusion se déchire, le mensonge apparaît pour ce
qu’il était : un songe creux, et dangereux. D’où l’importance de
maintenir les apparences hautaines de la fonction. Drapé dans des coutumes et
un costume régaliens, le « Président » ne peut pas dire et faire
n’importe quoi au risque de désacraliser la fonction et de vider
l’abstraction « France » de sa substance. Quand le Président
Sarkozy insulte vulgairement un citoyen qui refuse de lui serrer la main, il
redevient ce qu’il est assurément : Monsieur Tout le Monde, un petit
homme parmi les autres, et la France n’est soudain plus qu’un miroir aux
alouettes, un conte pour enfants qui finit mal… Le décorum fantasmagorique se
casse la fiole, la parure mystificatrice apparaît bien mitée et miteuse, et
l’on s’écrit ému : « Le roi est nu ! ».
Not’ Prince ne craint pas de
poursuivre à sa manière visionnaire. Depuis le carrosse où il se pavane, il
redoute que sa balade bravache ne s’achève sur un échafaud. "Ces
gueux nous aiment fort en carrosse, bougonne-t-il, néanmoins ils ont déjà
su mettre la tête d’un roi au bout d’une pique". Mais les Français
jadis n’ont pas guillotiné un roi, il faut sortir de ce mensonge. Ils ont
guillotiné Capet, nuance qui fait toute la différence entre un pseudo-représentant
de Dieu sur Terre et un criminel fuyant à l’étranger pour trahir ses
concitoyens, qui ne mérite pas cette indécente déférence. Serrurier
malveillant ayant pris la clé des champs, Capet était un collabo. Ce
rapprochement pas vraiment déraisonnable entre nous, ses contemporains, menu
fretin dont il semble se gausser quotidiennement, et nos héroïques ancêtres
qui prirent la Bastille, prenons cela non pour de la bienveillance mais pour de
la clairvoyance. Bravo not’ Prince. Pas merci, non, mais bravo ! Bien vu dans votre marc de café...
On se marre, hein, mais vous avez raison, à force qu’on tonde les vieux, les
jeunes, les prolos les paysans les étudiants les marins-pêcheurs les banlieues
les prostituées les... ben, sûr, quand ça va chauffer, ça va pas être pour
des blagues. Hommage et reconnaissance, donc, à nos courageux aïeuls pour ce
noble héritage qu’ils nous ont transmis et qui, après plus de deux siècles,
fait encore trembler nos présomptueux (et bientôt ci-devant) roitelets !
Parce que l’on sait, dans les palais, que nous saurons nous montrer dignes de
nos précurseurs comme de cette longue et grande histoire qui est celle de la
vraie liberté, la vraie égalité, la vraie fraternité. Une nouvelle nuit du 4
août pourrait être dans l’air, craignent-ils, et il n’est pas sûr que la
vieille taupe (celle qui creuse et qui creuse, vous savez, pour la justice,
contre les privilèges...) attende l’été pour pointer le bout de son nez... "Et
si ces bougres-là, tu te rends compte Maria-Antoinetta-Carla, allaient
renverser le pays ?" Mais qu’est-ce qu’il nous chante, celui-là ?
1789, 1871 et 1968 n’auraient donc été que des répétitions générales ?
Mince alors...
"Cauchemardons un instant, mon amour... Imaginons que les rejetons des
dix millions de grévistes qui avaient montré leur puissance sociale en arrêtant
TOUTE la production en 68 fassent de même mais redémarrent l’outil de
travail pour le faire tourner au bénéfice de la société, non plus pour le
profit mais pour le bien commun, comme les LIP (3) mais en plus grand, en beaucoup plus grand... Avec l’Internet, planifier, ce
serait autre chose que dans la Russie misérable et exsangue de 1917... On fédère
vite des collectifs avec ces saletés de téléphones portables et autres
instruments de pouvoir qu’ils ont maintenant entre les mains. Pour
l’instant, ils croient tous n’être RIEN, mais suppose qu’ils se rendent
compte qu’ils peuvent TOUT... Normalement, bien sûr, on ne les
laisserait pas aller trop loin, on pourrait faire donner la troupe, comme De
Gaulle les en avait menacés après être passé par la case Massu. Mais tu
sais, c’est pas si simple... C’est pas comme de lancer "Casse-toi
pauv’ con !" à un homme seul quand on a des gardes du corps avec
soi jusqu’aux oreilles. Les usines d’armement, c’est aussi l’outil de
travail ça... Tu vois pas que ces diables aient la mauvaise fichue idée de
s’en emparer comme on occupe une vulgaire usine de voitures... Et qu’avec
leurs têtes sympatoches et leur enthousiasme et leur détermination à en finir
avec toute cette grisaille d’une planète qui part à la dérive, cette
puanteur qui sourd de tous les pores de notre système qui n’a que la précarité
à leur offrir, ils fassent basculer la moitié des troupes à leurs côtés,
comme au Portugal
en 1974... Parce que tous ces jeunes soldats étaient hier
encore leurs copains de quartier... Tu crois pas que c’est la jeunesse dorée
qui va accepter de jouer les comiques-troupiers à la botte pour des
clopinettes... Une révolte comme celle qui se déroule actuellement en
Grèce suscite chez nous le plus vif intérêt et la plus profonde solidarité,
une révolution de cet ordre en France pourrait entraîner l’Europe entière,
gagner le monde... Les enfants ne suivent pas toujours le bon exemple, et
j’aurais beau alors leur faire miroiter encore mon fabuleux slogan : "Travailler
plus pour gagner plus", je risque de faire un sacré couac... Le
rôle d’un Président c’est de voir loin... Et tu vois Carla, si ça
tournait comme ça, ce serait vraiment renversant !"
Renversant c’est le mot : pour
le coup, le vrai pays vous ferait voir du pays…
A son cauchemar Mad in France, not’ Prince voudrait nous voir préférer le
douteux Rêve américain. Mais s’il y a deux pays, il n’y a pas deux systèmes.
La mondialisation des marchés ne peut être évacuée par un tour de
passe-passe. La haute finance n’a pas de frontières pour nous faire boire la
tasse et avaler sa pilule empoisonnée.
Ouvrons Le Monde deux jours plus tard. Il faut rendre la honte encore
plus honteuse en la publiant, préconisait Karl Marx.
Alors publions et republions :
Dans l’édition du 12 décembre, on rêve
à nouveau les yeux ouverts : En pleine crise
financière, l’affaire ne pouvait pas plus mal tomber. Bernard
Madoff, conseiller en investissement à New
York et considéré comme étant une des légendes de Wall
Street, a été arrêté, jeudi 11 décembre, et inculpé de fraude
boursière pour avoir monté une fraude financière qui pourrait atteindre 50
milliards de dollars. Selon la Securities
And Exchange Commission (SEC), le gendarme de la Bourse américaine,
la fraude est "épique" et pourrait être l’une des plus
importantes jamais perpétrées.
Theodore Cacioppi, un des agents du FBI qui s’est rendu au domicile de M. Madoff
pour l’arrêter, rapporte que, confronté aux accusations, l’homme aurait
immédiatement avoué. "Je lui ai dit : ’Nous sommes ici pour
savoir s’il y a une explication innocente.’ Il a dit : ’Il
n’y a pas d’explication innocente’. Madoff, âgé de 70 ans, était également
un ancien dirigeant du Nasdaq, la deuxième Bourse
de New York après le New
York Stock
Exchange. Il risque jusqu’à vingt ans de prison et une amende
de 5 millions de dollars s’il est reconnu coupable. Il a été laissé en
liberté moyennant une caution de 10 millions de dollars (source).
Excusez-nous not’ Prince, mais chez
nous, en banlieue, pour comprendre vos histoires de milliards volés entre
capitalistes bcbg, nous traduisons en équivalent-mobylette.
En proportion, cette histoire signifie que si, étant un bourgeois « légendaire »
de Vol Street comme le titre l’article, je vole 10.000 mobylettes (50
milliards de dollars), je risque vingt ans de prison et UNE (sic !)
mobylette d’amende (5 millions de dollars). Mais, car il y a un MAIS à ces
vingt ans de prison, si je verse une caution de DEUX mobylettes (10 millions de
dollars), on me laisse en liberté. Très fort la justice de classe. Très très
fort !
Pour les petits bourgeois qui n’ont pas de mobylettes et comptent en équivalent-croissants
chapardés chez le boulanger, ne cherchez pas, c’est kif-kif. Tu piques 10.000
croissants chez ton boulanger (en clair, tu le dévalises ! ) et les keufs
te libèrent si tu leur en files … 2. C’est dur, la vie de courtier en
Bourse de haut vol…
Arrête
de rire Camarade ! C’est pas une blague, c’est dans Le Monde !
Je te jure ! Dites donc, ce que vous nommez la « racaille », vous
êtes sûrs qu’il faut aller la chercher en banlieue ?
Je m’en prends à vous Monsieur not’ Prince, mais nous sommes bien
conscients que vous n’êtes qu’un rouage dans une machine capricieuse, un
pion dans un vaste système capitaliste dont vous avez perdu le contrôle mais
dont vous tentez de tirer le maximum en nous entraînant tous à la catastrophe.
Nous nous refusons à conforter votre petitesse dans sa folie des grandeurs. Désolé
donc de blesser votre ego démesuré mais, avec vos complices, vous êtes
monumentalement égaux tant sur le plan de la vilenie que sur celui de
l’impuissance.
Un siècle et demi après Napoléon le Petit nous revient, comme un clone dégénéré
du précédent, Napoléon le Minus.
« Que peut-il ? Tout. Qu’a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine
puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de
l’Europe peut-être. Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien
faire. Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il
touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ;
il cherche à donner le change sur sa nullité ; c’est le mouvement perpétuel ;
mais, hélas ! cette roue tourne à vide. L’homme qui, après sa prise du
pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux. Il
aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille,
toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l’argent, l’agio, la
banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut qu’il les
satisfasse. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et
qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est
impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On y ajoutera le
cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie,
l’insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers
l’absurde, d’un homme médiocre échappé. » (4)
Un certain N.B., Empereur des Français, nous a soufflé ceci mais vous n’écoutez
pas. N.B., Nota Bene :
« Lorsqu’un gouvernement est dépendant des banquiers pour
l’argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui
contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui
reçoit. [...] L’argent n’a pas de patrie ; les financiers n’ont pas
de patriotisme et n’ont pas de décence ; leur unique objectif est le
gain. » (5)
Voyez-vous, dorénavant « nous
sommes dans un système où la monnaie n’est pas mise en circulation parce que
nous avons travaillé, produit, et que nous méritons d’être payés. Non.
Aujourd’hui, pour que la monnaie soit mise en circulation nous devons
l’emprunter. Ainsi, la masse monétaire fait l’objet d’un recyclage
permanent par emprunts et remboursements aux banques. Cela signifie qu’entre
ces deux opérations la monnaie circule et que nous versons un intérêt aux
banques. Si l’emprunteur est l’Etat, les intérêts sont inclus dans les impôts.
Si l’emprunteur est une entreprise, les intérêts sont inclus dans les prix.
Si l’emprunteur est un particulier il paie les intérêts de l’Etat et des
entreprises plus ceux de son emprunt personnel. Ainsi chacun de nous est endetté
malgré lui et nul ne peut échapper au paiement des intérêts. Si demain nous
refusions de nous endetter, ce qui est parfaitement notre droit, il n’y aurait
plus d’argent pour payer le travail. Il faudrait avoir un intellect vraiment
mal construit pour accepter un pareil système en toute connaissance de cause.
Les responsables politiques de tous bords ne maîtrisent plus les réalités et
font de nous les victimes expiatoires de la finance. Ils portent ainsi une
lourde responsabilité. Dans le système corrompu où nous sommes : les
emprunts auprès des banques privées se substituent aux versements directs de
la banque centrale au Trésor Public. Il nous en coûte 80 milliards d’euros
par an soit plus de 2500 euros par seconde ! »(source
)
Alors Mes Saigneurs, sans aigreur on
vous rassure, chez nous, on ne guillotine plus. Nous sommes contre la peine de
mort et ne tirons à vue qu’en cas de légitime défense, comme expliqué
ci-dessus. Après occupation des usines d’armement, pour mémoire, en guise de
sommation. Mais nous pourrions vous faire rendre gorge et de la belle manière.
Tous ces croissants que vous et vos compères nous avez volés depuis des générations
avec cette exploitation sans frein et sans honte que vous faites subir aux
travailleurs, on pourrait vous les faire … manger ? Comme on dit dans vos
commissariats : « Vous allez déguster ! » Aux
flags, comparution immédiate et pas de caution qui tienne : dix mille
croissants tous les matins au petit déjeuner !
Vous aimez vous goinfrer quand d’autres meurent de faim ? Vous allez être
servis…
Souvenez-vous bien de cela : En 1788, peu se doutaient être à la veille
d’une gigantesque révolution. Les tsunamis sociaux ne paraissent absolue
folie qu’à ces rois et seigneurs insouciants que la vague balaie aux
poubelles de l’Histoire (voir cet article).
notes:
(1)
La solution
« Après
l’insurrection du 17 juin,
Le
peuple, y lisait-on, a par sa faute
Ne
serait-il pas
(traduction
Maurice Regnaut : http://www.maurice-regnaut.com/public/lui/tr/brecht/po_7_011.htm)
(2)
Trotsky utilisait cette expression pour moquer le culte de la personnalité voué
à Staline.
(3)
En 1973, les ouvriers de LIP menacés de licenciements occupent leur usine,
s’emparent des stocks de montres qu’ils dissimulent puis vendent afin de se
payer tout en redémarrant la production pour leur propre compte. Cette lutte
exemplaire eut un impact immense. Voir http://www.liplefilm.com/lip/spip.php ?article70
Lire absolument cet article de Serge Halimi et voir le site du film, ou mieux,
le film lui-même : « Les LIP, l’imagination au pouvoir ».
(4)
Victor Hugo, dans Napoléon, le petit, Réédité chez Actes Sud.
(5)
Napoléon Bonaparte.