Le déclin de l'empire américain
A
propos de l'essai "Après l’Empire"
de Emmanuel Todd.
Ce livre
a paru à l’automne 2002. Il fait le point de l’évolution vers la décomposition
du ‘’système américain’’.
La nouvelle idéologie américaine prône l’implantation de la démocratie sur toute la terre afin que tous les pays, irrigués et conquis par le ‘’merveilleux’’ style de vie yankee deviennent des partenaires et des vassaux dans le cadre de la mondialisation.
Pourquoi ?
Ce n’est plus le monde qui a
besoin des Etats-Unis et de sa puissance régulatrice très prisée après la
seconde guerre mondiale, mais les Etats-Unis qui ont besoin du monde afin de
payer leur développement et assurer leur mode de vie. Ceci est montrer par leur
déficit du commerce extérieur qui, de très positif ( auto suffisance ) est
devenu très négatif ( dépendance ). D’où une politique agressive, sinon
belliqueuse - peu encline à rechercher des solutions négociées aux problèmes
du monde - afin de démontrer qu’un gendarme du monde est toujours
indispensable et que ce gendarme ne saurait être que les Etats-Unis.
Ce bellicisme peut conduire
loin, le pouvoir américain n’a-t-il pas récemment déclaré « qui
n’est pas à nos côtés - derrière nous ! – est contre nous. »
C’est à partir de là que la
nouvelle idéologie américaine s’est forgée, comme argument de pureté au développement
de son agressivité !
Décalage.
En fait, il semble que le monde
n’a pas besoin d’être ensemencé en démocratie.
En effet, ce système politique
émerge dans des pays où la natalité est ‘’contrôlée’’ et l’alphabétisation
très répandue. Ceci se trouve démontré par l’analyse historique de la mise
en place des démocraties occidentales puis dans d’autres parties du monde.
Or, que constate-t-on aujourd’hui ? Qu’à de
très rares exceptions près, tous les pays en voie de développement, soumis
actuellement à des régimes dictatoriaux ou autres, sont sur le chemin de la
baisse de la natalité et de l’alphabétisation.
Donc,
implicitement, sur le long et sinueux chemin de la démocratie, sans l’aide
‘’vigoureuse’’ d’un pays tiers si grand soit-il.
La nouvelle idéologie américaine
se montre d’ores et déjà caduque.
Le décalage est d’autant
plus grand que les vieilles démocraties occidentales ont une fâcheuse tendance
à l’oligarchie, confiscation du pouvoir par un petit nombre, tirant sa légitimité
du suffrage universel !
Soubresauts.
Cette marche ‘’spontanée’’
vers la démocratie ne se fait pas sans soubresauts.
Cette loi du progrès a pour conséquence une désorientation mentale.
Le passage d’un mode de vie
(ancestral) à l’autre (alphabétisation/baisse de la natalité) est
perturbant pour les peuples. Il leur faut retrouver des marques et ceci ne se
fait jamais sans violence. Pour nous en convaincre, rappelons-nous de la période
Cromwell, de la Révolution française jusqu’au second empire, de la Révolution
russe jusqu’à la chute du communisme, de la guerre de sécession... Autant de
chefs d’œuvres de guerres intérieures, de convulsions avant d’entrer dans
une nouvelle stabilité.
Selon Todd, c’est ce qui se
passe aujourd’hui dans les pays arabes et plus largement dans les pays dits
musulmans.
en
complément
l’avis de l’acteur américain
Johnny Depp sur ses compatriotes :
"
(ils) sont encore gouvernés par leur cerveau reptilien, ils se
comportent comme des toutous qui frétillent de la queue. Et le mec qui les
tiens en laisse en ce moment n’a pas inventé l’eau tiède non plus. Alors ! "
et cette citation de Henry Miller
"
L’ennemi…c’est l’Amérique….Elle entraînera le
monde entier dans l’abîme sans fond "