Inédits

 

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Hommage à Antonio Tapies

 

GRAVURE

 

CHEMISE

 

Camisa bianca

camisa negra

tenue sur le fil

sans col officier ni Mao

juste une poche en place du coeur

Adolescence à Barcelone

le vent est tombé avec la ville      peut-être

camisa negra

camisa bianca

tirant sur le rouge

sur le fil                et dedans

le cri des autres

 

    

 

 

LIVRE

Le corps est figé

sombre sur le gris    le brun

vie qui n'aurait de cesse

de s'expliquer

chercherait ses mots propres

mains plongées dans

le cambouis d'encre de la nuit

Le corps est de dimension restreinte

12 peut-être     Majuscule diraient certains

avec de l'envie dans la voix et le tremblement

des mains

Ceux-là ne cherchent pas A le comprendre

A prononcer ce corps

qui les regarde

ils scrutent le brun     le gris qui l'entoure

qu'il parviendra à rompre

jusqu'à l'espace libre que nous appelerons

(ils n'en savent rien)

 

BLANC

 

pour commencer de dire l'H(h)istoire  

 

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                    TANKA NOIRS

                        I

La Déchéance

Dites-vous ! Elle est aux bords

A l’extrémité

De la feuille, du pistil

Aux bords du temps lui-même

                        II

Qui l'empêchera

De s’attaquer aux astres ?

Qui l’empêchera de perforer l’horizon ,

Une fois passés les cirrus

                        III

Ne la croyez pas

Quand elle se dit : suintement

Décomposition

N’écoutez pas ses remords

Préférez le silence

                        IV

Illusion ! Dupe !

Que ces mousses, ces lichens

Dont elle separe

C’est en dessous, très profond

Qu’il faut l’attendre, la chercher

                        V

Parfois la pierre

Tente de la retenir,

De la raisonner

Sans succès ! elle s’échappe

Par l’herbe, par l’arbre

                        VI

Partout, même là

Dans la verticalité

Des hautes branches

De leur tronc, leurs racines

Elle ronge, insatiable

                        VII

Si le végétal

Lui seul ! était en cause

Comme soudoyé

Mais l’amibe, l’animal

Sont des fruits de son arbre

                        VIII

Rien de singulier

Des fibres aux champignons

Rien de singulier

Du corps à la mycose

Rien que d’ordinaire.

 

 

 

SUR LA ROUTE DE TISNIT

 

illustration jlmi

 

 

lecture jlmi

    Sur la route de Tisnit,

    le sable la terre

    et la main de cette petite fille

    qui tient une rose en bouton

    La tige est courte . Le parfum .

 

    Vitre baissée  je la vois sourire

    rien d'autre sur le sable, sur la terre.

    Dans le ciel un rapace lâche son cri .

    Il résonne contre les murs ocres

    apparus pour lui comme écho.

 

    L'oiseau se répète

    de la main l'enfant fait un signe d'adieu,

    quelques dinars en poche ;

    la rose blottie dans mon regard

 

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LE CHAT D'EMERSON

                                                                   à Jean-Marc Couvé

Ses doigts cherchent le tabac mélangé.

Il parle d'un autre ; d'un ami poète

qui d'un stylo gravait des épitaphes aux anges.

Odeur  de tabac de virginie je revois la baie de Chesapeake

les crêts bleutés des Appalaches. 

Me revient aussi une phrase d'Emerson

qui jamais peut-être ne vit Richmond, ses plantations

« N'allez pas là où le chemin peut mener »

Je m'apprête à la murmurer

mais les mots se perdent  dans les arômes blonds.

La fumée s'élève.

Dehors un chat lape un lait trop froid,

la bruine y larme.

Derrière la vitre, à gestes mesurés

deux femmes parlent du quotidien comme on parle de la mort ;

mouche dans le lait

« Allez là où il n'y a pas de chemin et laissez une trace »

me murmure encore la voix d'Emerson puis elle s'efface

derrière les volutes bleutées.

Je me demande où cela nous mènerait.

Lui tape sa pipe sur le verre du cendrier

comme lentement j'avais choisi mes mots ce jour là

pour éviter l'approximation

dans cette très ancienne librairie de Boston,

quand j'achetai Concord Hymm loin de Richmond et de ses vieux quartier

aux relents noirs de tabac et coton.

Dernière la vitre le chat nous regarde

dans sa moustache deux gouttes de lait trop blanches

pour être autre chose qu'un poème.

 

 copyrighht  jean-claude Tardif -inédit- 2007

lien sur Emerson

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HORS LES MURS

La rue. Les pavés. Ces pavés qui luisent. Il se dit que se sont des pavés parisiens. Petits. Il les a tenus en mains. Il était plus jeune. C'est une rue à la lisière de la nuit ; calme, éclairée sans brutalité. Une rue sobre. Son pas s'y accroche, s'y répercute pour s'éteindre aussitôt exténué. Parfois son pied butte sur des détritus improbables qu'il imagine peut-être, quand le bout de sa chaussure rencontre le gras du pavé, son irrégularité. Il manque tomber, se raccroche à l'air poisseux dans un geste machinal, empli de fatigue. Les mains vers l'avant, il semble vouloir s'arrimer à cette poix. Ses doigts lui paraissent brièvement s'y enfoncer. Cela le glace un peu plus, lui transit chair et os. La pluie tremble, bruine. Il n'a pas vu de plaque lorsqu'il a tourné le coin. Cette rue ne commémore rien, aucun homme illustre, aucun fait d'armes, nul lieu à graver dans la mémoire des indigents. C'est la beauté des petites villes de province se dit-il que ces  rues sans nom, brimées de pluie et de silence. L'eau même y tombe sans jamais toucher le sol, se  mêle aux habitants ; se fait notable parmi les notables. Depuis combien de temps marche-t-il ?  Il a perdu tout repère depuis la gare, sa descente sur le quai désert abrité par cette verrière Art Déco qui semblait dire l'arrêt du temps. « Vous êtes arrivés au terminus de ce train » lança une voix métallique à l'instant précis où il posa le pied sur le quai. Un peu à l'écart, contre un mur, un monument en rappelait la date d'édification, mentionnait les noms de l'architecte, du premier édile et du ministre des transports qui avaient édifié, pour le premier et soutenus, pour les deux autres, de deniers qui n'étaient pas les leurs ce projet pour lequel la ville leur vouait une reconnaissance quasiment éternelle – quasiment car leurs concitoyens avaient le sens de la mesure - Il s'était approché pour lire ces patronymes édifiants mais avait dû rapidement faire quelques pas en arrière - la quarantaine passée l'affligeant d'un début de presbytie –  Il fallait toujours prendre du recul face à l'histoire. Il en sourit. Quand il fut à bonne distance, il s'aperçut avec une certaine déconvenue que ces sommités de l'histoire locale, voire nationale, ne lui disaient rien qui vaille. A  peine si le nom du ministre lui rappelait, et encore il n'en était pas sûr,  redoutait une confusion, un quelconque scandale lié au Cartel des gauches. Mais il ne parvenait pas à se rappeler, s'il s'était réellement passé ou  n'était qu'une fantasmagorie de voyageur fatigué ; mélange de bien d'autres advenus depuis. Il s'assit sur un banc desing et alumiun qui contrastait avec le verre et l'acier de la verrière. Il se demanda ce qu'en auraient pensé les promoteurs du lieu. La gare était vide. Des pigeons y passaient, s'y posaient, marchaient quelques instants de leurs pas hésitants le long des voies, voyageurs en attente. Il en suivit un du regard. Sa façon d'arpenter le ballast le faisait ressembler à un maquignon qui marche mains au dos en scrutant tel ou tel cheval qu'il brûle d'acheter. Comme lui, l'oiseau apparaissait soupeser, calculer, tergiverser avec un interlocuteur invisible. Il allait, revenait, semblait réfléchir à une proposition, puis s'éloignait avant de revenir sur ses pas et de recommencer.  Insensiblement en suivant son jeu , il gagna la porte automatique, son bagage – un sac en tapisserie des plus kitch -  lui pesait,  à croire que l'oiseau s'y était posé avec tous ses voyages passés, c'est alors seulement il sentit la pluie. Il n'avait pas fait cent mètres qu'elle se colla à lui, l'investit sans qu'il puisse opposer de résistance. Il en était tout encombré depuis lors. Ses membres lui semblaient moisir peu à peu.

Son sac lui avait déjà échappé à plusieurs reprises depuis qu'il s'était livré à la rue. La maille en était mouillé .Une boule d'angoisse lui serra le ventre. Sur le parvis de la gare, il chercha quelque chose à quoi s'accrocher, un point d'ancrage pour résister à cette panique qui l'envahissait, charriée par l'eau d'averse. En vain.

 Une grande horloge du même alliage que les bancs attira pourtant son regard, il y chercha une assurance qui lui faisait défaut, mais s'aperçut qu' elle avait depuis longtemps cessé de mesurer le temps, marquait l'heure d'hiver. Il frissonna, bien qu'on fut en avril. Dans la poche de son pardessus il toucha le petit pavé du livre qui lui avait tenu compagnie durant tout le voyage. Il était descendu juste après en avoir achevé la dernière page. Ses yeux avaient traîné un peu sur le mot fin, il s'en souvenait. Il en ôtait le marque-pages lorsqu'on avait annoncé l'entrée en gare. Il ne la connaissait pas mais était descendu. Là ou ailleurs la vie devait avoir le même goût. Alors qu'il progressait dans le couloir central du wagon, il avait essayé de deviner, au travers des vitres salies par la vitesse et le frottement de l'air,  une silhouette de vieille femme qu'il aurait pu aider à l'instar du personnage de ce roman qu'il venait de refermer mais ne vit personne, aucun profil qui sembla digne de romanesque. Il en conclut que c'était normal, que ce n'était pas la même gare – l'histoire se passait à Carcassonne – lui, il le savait, n'irait jamais plus jusque là. N'y retournerait pas. Il se souvenait pourtant qu'adolescent il y était descendu, venant de Toulouse avec sa soeur. Tous deux avaient traversé la plaine du Laugarais, son soleil, dans une vieille 205. Une guitare dormait sur la banquette arrière. Ils s'étaient arrêtés sur une place de village pour se rafraîchir et écouter les joueurs de tarot annoncer leurs contrats en occitan. Il y avait longtemps. Arrivés sous les murs de la cité et avant même d'aller vers le quartier St Jacques où un ami leur avait donné rendez-vous, il avait peut-être insisté pour passer sous les fenêtres  de la chambre de Joe Bousquet. C'était si loin, il ne s'en souvenait plus vraiment, mais il aurait aimé que cela se soit passé ainsi. A vrai dire cela n'avait guère d'importance. Cette ville, il en était sûr,  n'avait que peu de parenté avec cette cité d'estive où ils avaient, sa soeur et lui, poussé plus avant leur jeunesse.

Son manteau se faisait lourd sur ses épaules. L'eau le gorgeait. Le poids de l'averse lui fit ressentir plus fort encore sa fatigue, sensation qui le poursuivait depuis quelques semaines et l'avait poussé à partir sans pleinement le décider. Il avait seulement tiré sa porte, après avoir jeté dans ce sac de toile qui s'alourdissait  maintenant au bout de son bras, une brosse à dents et le strict nécessaire. Puis il avait saisi le premier livre venu. Le bonheur fut, il le découvrit après s'être installé dans le compartiment, qu'il aimât l'écrivain encore confidentiel qui l'avait écrit. Il se méfiait des gloires littéraires tout autant que des villes figurant sur les guides touristiques. Ici, se dit-il une moue d'ironie au coin des lèvres, rien de la sorte.  C'est alors qu'il se souvint d'un autre livre de l'auteur, le titre mentionnait une ville italienne ; suggérait un amour qui y séjournait peut-être.  Il ne connaissait pas cette ville  sur l'Arno, et s'avisa soudain que son dernier amour ne lui avait laissé qu'amertume sur le corps. Il eut  soudain la sensation étrange de vivre dans un fragile équilibre. Son bagage paraissait le tirer vers la terre et dans le même instant, ses semelles de crêpe rendaient son pas peu assuré sur le pavé mouillé.

Il était tout d'abord, comme tout un chacun, entré dans les hôtels du quartier de la gare, en quête d'une chambre pour y passer la nuit. Mais chaque fois, une impression indéfinie, un sentiment flou l'incitait à partir. Comme si avancer jusqu'à la réception, y demander la clef d'une chambre avec douche – il avait malgré tout, toujours préféré l'eau coulant sur sa peau à la théorie d'Archimède –  lui étaient impossibles. Il entrait, jetait un regard pas même circulaire sur les lieux, faisait quelques pas vers le réceptionniste ou le veilleur de nuit puis se ravisait, comme quelqu'un qui s'avise avoir oublié quelque part une partie de lui-même. Il repassait la porte sans un mot, sans un regard pour l'homme qui derrière son comptoir ébauchait un geste ou une parole de bienvenue. Une fille l'aborda alors qu'il sortait de l'un d'entre eux. Il affichait fièrement sur un crépis vieilli  « gaz à tous les étages » Elle lui demanda, comme on parle du temps, s'il montait, il en éprouva quelque dépit.  Il tenta de lui expliquer qu'il venait d'en sortir, qu'il avait hésité pour la chambre. Se lança dans un monologue, une dithyrambe où il faillit se perdre lui-même. Ses mots bataillaient, il en accusa la pluie sur son visage ; la fatigue sans doute. Sa diatribe, n'eut pour résultat qu'une gerbe d'insultes qui sortit d'une bouche  trop rouge mais bien dessinée qui l'interrogeait maintenant, de façon tout à fait inattendue pour lui, sur sa virilité. Il s'éloignait déjà dégouttant de pluie, les mots de la fille agriffés à son pardessus lorsqu'il prit conscience de l'accent qui à son oreille tenait la note. Il fit volte-face pour la rejoindre mais elle avait disparu. Il ne vit que son profil projeté sur le mur d'entrée de l'hôtel. La lumière venue de l'intérieur du hall y avait accroché sa silhouette. Elle était plus jeune qu'il ne l'aurait cru.         

C'est sa voix qui  l'accompagnait encore dans cette rue. Comment était-il arrivé jusque là, dans ce quartier de la ville basse, il ne le savait pas ; la voix peut-être. L'idée bien que saugrenue lui plaisait. Pensez que la voix des femmes savait s'entretenir avec le hasard lui redonnait, sans qu'il sache pourquoi, espoir. Il y avait dont autre chose que sa fatigue dans les rues de cette ville.   Il passa sa main sur la palissade de bois qui courait à sa gauche. Sa paume s accrocha aux aspérités des planches lavées, blessées par les intempéries. Des débris d'affiches, de prospectus y demeuraient accrochés tels des restes de batailles passées, de campagnes menées par des publicistes de renom, généraux des temps modernes. Comment leurs cohortes s'étaient-elles perdues en ce quartier reculé ? C'étaient-elles laissés séduire, emmener elles aussi par cette musique d'Italie - il en était certain maintenant – égarée dans les paroles insanes d'une la jeune femme dont l'ombre seule avait fini par l'habiter.

Sa main se déroba soudain, une latte de la palissade avait été arrachée, laissant place à la nuit. Son épaule heurta un bastaing.  Le choc lui arracha un cri que la surprise fit plus violent. Il lâcha son sac qui tomba avec un bruit assourdi sur le sol. Son pied gauche faillit, se déroba légèrement.  Il crut tomber, s'imagina allongé sur le sol, le visage maculé par cette lumière pauvre que reflétait les gouttes de pluie fine sur la rondeur du pavé. Il revit la silhouette sur le mur d'entrée de l'hôtel, chercha à y deviner des seins, qu'il s'imagina petits et ronds, durs comme ces pavés que la nuit et la désertion d'une palissade avaient placé, inattendu sous ses doigts ... Il tâtonna. Sa main droite courut humide à l'entour. Accroupi, il palpa la nuit et sa chair. Ses doigts, à l'aveugle frôlèrent une fois encore la rue. Il en sentit les moindres affaissements, affleurements et déformations. Il se dit qu'elle avait souffert, que c'était peut-être pour cela qu'elle se tenait dans l'ombre. Les réverbères avaient rendu l'âme depuis, on les avait mouchés,  à moins que ce ne fut l'action de quelques garnements, les mêmes qui avaient arraché la planche sans doute, qui l'avait fait basculer (à son corps défendant ajouta-t-il pour lui-même, et cela lui plut) dans une nuit plus noire encore.

Du passage ainsi ouvert montaient des odeurs d'herbe mouillée, de pourriture. Il imagina des viandes délaissées, des cadavres d'animaux, quelque chat ou chien famélique qui serait venu là pour s'éloigner de tout. Il eut un mouvement de recul, à genoux sur le pavé, une main effleurant l'eau, il sentait la mort et ne s'en offusquait même pas. Son sac était introuvable, il se dit que l'eau l'avait sans doute emporté. C'était ridicule, la pluie n'était pas assez forte, la rue trop peu pentue. Soudain il accrocha du bout des doigts la lanière de cuir, la bandoulière. Il tira doucement, très doucement à lui. Le sac était trop léger. Il le découvrit éventré, son contenu avait dû être dispersé sous l'impact. Pourquoi ressentit-il, alors qu'il en avait gardé en mémoire de maigre contenu, établi à la hâte, sans y attacher d'importance, le matin même le besoin impérieux de le fouiller. Rien ne restait de la brosse à dents et des quelques effets qu'il y avait jeté. Soudain ses doigts heurtèrent le carton fort qui donnait un peu de rigidité au fond du sac, ils y débusquèrent un papier dont il n'avait gardé aucun souvenir. Il déchira pour partie quand il voulut le ramener à lui dans un geste qui lui parut  pourtant d'une lenteur excessive, comme s'il retenait son mouvement.

Lorsque ses yeux se furent habitués à l'obscurité il découvrit qu'il s'agissait d'un prospectus de voyage défraîchi, vantant les beautés de la Toscane, Fra Angelico et la place de la Demoiselle.  C'est alors qu'il entendit tout près de lui un bruit dont il n'aurait su dire s'il s'agissait d'une détonation, d'un choc ou d'un coup porté contre la palissade. D'instinct, il rentra la tête dans les épaules, se blottit le plus qu'il put juste avant l'éclair et la voix qui inondèrent l'espace tout entier.

« Buon giorno, servizio di piano! La vostra colazione signore, fa un tempo magnifico, ideale per la passeggiata. Firenze appartienevi!(1)

Il ouvrit les yeux, une jeune femme aux lèvres bien dessinée, seins durs et ronds sous une blouse frappée aux armes de l'hôtel venait d'ouvrir les rideau noyant la pièce sous le soleil. Elle lui souriait à présent, amusée. Il n'osa pas lui demander son prénom.


1)Bonjour, service d'étage, votre déjeuner Monsieur! Il fait un temps magnifique pour la promenade. Florence est à vous !  

copyrighht  jean-claude Tardif -inédit- 2007

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