Aux damnables de la terre,

à tous les con_fits de fric                  jlmi

 

« Partout est l’argent, partout est le monde ruiné par l’argent. »
Christian Bobin in Le Très-Bas
 
« Il n’y a que des gens qui sans savoir, sans comprendre, sans sentir
s’extasient sur les mots, les répètent, les crient, s’imaginent y croire –
sans croire à autre chose qu’au gain, à l’avantage personnel, à la vanité satisfaite. »
Joseph Conrad, correspondance avec Robert Bontine Cunninghame Graham – 1898
cité par Sven Lindqvist in Exterminez toutes ces brutes

 

 

 

Tout est parti de là...

 

3000 milliards de dollars, le prix d’une sale guerre perdue, perdue sur le terrain, perdue dans les esprits, perdue aux yeux du monde. Une sale guerre conduite pour le profit des lobbies de l’armement et des entreprises à même d’assurer la reconstruction d’un pays anéanti…
3000 milliards de dollars, avec comme moyen de financement une source-bulle vide bâtie à coup de taux d’intérêts surbaissés, de dollars sous évalué, de spéculations sur des endettés
Eclatement du système,
Boom !!
Crevée la bulle… les spéculateurs s’affolent, les bourses dévissent, des banques se fissurent avant de faire faillite…
Alerte !
 
Ouf !!
Milliards obscènes sortis d’on ne sait où pour sauver les assureurs-filoux, les banquiers-ripoux et les industriels-flous, calfater le système-tirelire des investisseurs-voyoux, des politiques-marlous, en peu de mots ceux qui ne produisent rien d’autre que de la misère pour les plus simples.

 

Simples car ils se battent pour leur survie et pour leur dignité.
Simples mais finalement purs.
Purs jusque dans leurs transgressions vitales du système qui les met au ban.
 
Donc, tout soudain on sort du chapeau deux mille milliards d’euros, - de dollars ?, peu importe - pour sauver ceux qui affament, autre chiffre inimaginable, un milliard d’enfants, de femmes et d’hommes partout de par le monde, jusque et y compris dans leurs propres pays. Un milliard d’humains sacrifié sur l’autel du profit-roi des sur-nantis, alors que trente petits de ces milliards suffiraient à nourrir chaque année toutes les victimes de la famine mondiale.
Cette somme on ne l’avait pas, on ne l’a pas… et on ne l’aura pas dans ce système boursier-bourbier, mais vous y avez, somme toute, facilement trouvé soixante dix fois plus, comme ça, d’un coup pour vous sauver vous sur-nantis et vos larbins-traders !
Rien que pour la France, plus de 300 milliards. On croit rêver. Il y a à peine un an, nos gouvernants annonçaient des caisses …vides. Plus les moyens d’être ne serait-ce qu’honnête vis-à-vis de ceux qui supportent le système. « Vous voulez plus ? Travaillez plus ! » Belle et bonne réponse sans aucun doute pour ceux qui chaque jour perdent leurs emplois afin que les entreprises se délocalisent pour accroître leurs profits… 300 milliards rien que pour les banques, mais jamais rien eu pour le trou-arlésienne de 10 milliards de la sécu. Au pays des Droits de l’Homme on ne renfloue pas le social, on le coule…
 
Partout de par le monde, la récession est annoncée, les petits, les humbles, les simples vont payer
et vous autres parasites ?         Continuer
à vous parachuter d'or ou 
à vous séminariser-de-luxe à mille dollars la nuit ou 
à augmenter de vingt pour cent les revenus de vos collaborateurs directs ou 
à vous verser primes et bonus avec l’argent des contribuables injecté pour sauver vos sociétés moribondes grâce à vos décisions catastrophiques ou…
afin de vous/les remercier de tous ces sacrifices consentis (sic) pour sauver le système !
 

Pauvres Droits de l’Homme, bafoués, écran de fumée des ‘’bien-pensants’’ verbeux, nouvel opium des foules stérilisées, conditionnées, lo(bo)to-star_acadé-misées, simple fretin taillade et corvéable… à merci, à grands coups d’emplois précaires, à grands coups de krach boursiers pour éponger leurs maigres économies.

 

Pauvre Environnement, priorité souffreteuse de longue date, devenue d’un seul coup de faillites en chaîne la plus petite de toutes les priorités

 

Ô Politiques, intermittents-marionnettes du pouvoir-spectacle, pressés de vos seuls intérêts derrière vos discours vides de sens au service de maîtres nantis

 
Ô Philosophes, incapables de penser neuf, d’offrir l’espoir d’utopies vigoureuses
 
 
 
Réveillez-vous ! Il y a URGENCE

 
 
Ô Frères Humains qui après nous vivrez             d’ores et déjà Pardonnez-nous !
 
 
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