Les
Maîtres
Il
s'agit ici d'une petite anthologie personnelle
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Entre chien et loup incliné sur l’horizon un
mince croissant. |
Je voudrais bien voir sous les fleurs au point du jour le
divin visage. |
La lune d’automne ; j’ai erré toute la nuit autour
de l’étang. |
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Ce nuage-là, de qui enveloppe-t-il
les larmes. |
La porte fermée silencieux étendu quel
enchantement. |
Une ombre noire dans le petit matin blême
attise la flamme. |
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Car çà sentait la marée sur
la route des bateaux. |
Au pont suspendu la vie tient à un sarment de
vigne vierge. |
La lune qui va tout là haut dans le ciel semble
prête à s’éteindre. |
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Enseveli sous les fleurs je voudrais soudain du rêve passer
à la mort. |
L’homme s’en est allé mais là où il s’est assis son
parfum subsiste. |
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Le vol d’un oiseau suffit à mettre en péril la
fleur de pavot. |
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D’abord la clarté et au bout de la lande la
brume basse. |
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Par un étroit conduit amour
s’est insinué. |
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Rayon de soleil et sur le tas d’immondices perché
un moineau. |
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Il fait tout noir à l’endroit où vers le large s’en
va l’averse. |
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Tombée à la mer la grêle et sur les nuages le
bruit des vagues. |
Etoile du matin, images confuses, fleurs du prunier ou
flocon de nuages ? |
Il
fait chaud. Arrosez,
arrosez, jusqu’à ce que soient mouillés les cigales et les oiseaux ?
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Un grain de sable dans un coquillage. Une
plage infinie. |
Les cerisiers fleurissent dans ce bas monde, et
non sur les cimes qui touchent le ciel. |
Mille et mille visites. Les visiteurs s’en vont et
déjà les fleurs fanent. |
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Au bout de l’année ce sera une fois de plus la
même chose. |
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La barque à fagots d’entre les arbres en fleurs soudain
a surgi. |
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Dans un pot, les fleurs parfumées du discret prunus. Un
froid à étouffer le chant clair du rossignol. |
Un rameau de prunus en fleur disparaît
sous la pluie. |
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A midi sous le ciel bleu je
chante la pluie du soir. |
Des fleurs tombent et des oiseaux chantent. Je
sens la montagne plus calme. |
Atmosphère d’automne ! Lune
au sommet d’un pin. |
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Comme tout est incertain ! Regardez la fumée nocturne du
cimetière montagnard. |
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Eau dans un trou ---contemple Les
cieux détrempés. |
Idéales dans les choses douces ….les
femmes….. |
Les poupées jaunes s’inclinent--- La pauvre dame est
morte. |
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Placez vos mains les paumes vers le ciel et
acceptez des poignées de soleil-il bout les paumes. |
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Ce
qui est là tout blanc est éparpillé serait ce ossements humains. |
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Sur la jeune feuille chatoyant s’est reposé le
papillon. |
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Couleur
d’herbe sèche l’on n’aperçoit qu’un champ d’orge dans la lande
estivale. |
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Pendant mon sommeil le foyer s’était éteint elle
était partie. |
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La haute lanterne en
plein jour n’est qu’un piteux pilier de bois. |
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Le voleur a tout pris sauf
la lune à la fenêtre. |
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Il regardait comment éclosent les nuages, et
comment cheminent les fourmis. |
Aube
d’été. Larmes
de rosée sur les joues des lotus. |
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Abeille
endormie dans
la paume ouverte du
gros pavot de sang. |
Odeur rousse du feu d’herbe. |
Quelque part dans le silence tombe
une pomme. |
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Le gros arbre solitaire sur la ligne nue de la colline. |
Silence sous le poids du soleil. |
petite brise. Soudain le jardin danse. |
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L’air
froissé d’un battement d’ailes. |
On voudrait que tout encore soit
à dire |
De fleur en fleur le
papillon blanc. |
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Fine
clarté dorée du matin suspendue aux arbres. |
Sur
la nappe bariolée de la table immobile la
mouche semble attendre et écouter. |
Ici
ou là dans le silence une
voix de femme qui dit : oui. |
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Pâle
pelure de chaleur sur
les collines sombres. |
Poudre
de lumière tamisée par
la force noire du vieux pommier. |
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